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Monsieur L'Agent
Rex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime Verret

Rex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime Verret
Rex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime VerretRex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime VerretRex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime VerretRex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime Verret

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Rex Club 1988-2023 // Ivan Smagghe, Maxime Verret

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Monsieur L'Agent

Catno

978-2-9587652-0-0

Ce catalogue non exhaustif fut en partie conçu durant ces deux ans d'interruption forcée, ce long moment de suspension, de réduction au silence. Il choisit alors de montrer ce qu'on n'est pas censé voir. Quand le club est fermé, il y a une vie fantomatique qui s'ébat dans l'ombre de la pleine lumière : enceintes poussiéreuses, câbles emmêlés, portes entrouvertes, le vide et le silence qui ne s'entendent jamais.

L'aléatoire des images cartographie librement cet espace qui se refusait obstinément à l'être. J'ai vu cette courte vidéo d'Antoine plongeant dans les catacombes (escalier à droite du "jardin", ce joli mot pour la gauche de la scène) qui mènent au "château", nom d'oiseau pour une pile de cartons presque oubliés, les archives du Rex. Les auteurs en ont tiré une sélection arbitraire : photos du public ou de DJs, coupures de presse, flyers scannés hyper-contrastés...

On croise aussi l'après-la bataille dans cette poétique série d'objets trouvés qui témoigne mieux du plaisir passé que cent photos de pupilles dilatées ; ou des photos d'enregistrement DAT, leur volonté de fixer l'éphémère comme re-figée par le photographe. Alors bien sûr tout ce flou, ces moments gagnés aux abonnés absents finissent par faire du sens. Cette représentation graphique de la nuit qui passe, on en sort un peu ébahi, baladé, le livre se referme et on se retrouve à la lumière du jour, Boulevard Poissonnière, heureux d'avoir trouvé encore une raison de se perdre.

496 pages
17,0 cm × 22,6 cm × 3,5 cm
Broché

35€*

*Taxes included, shipping price excluded

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Mall zombieAlexandra LangeLorsque qu’Alexandra Lange a commencé à évoquer son projet de livre sur les malls, dont est extrait le chapitre que nous publions, ses amis lui ont aussitôt parlé « de leur premier emploi, de leur premier piercing, de leur premier petit ami, de leur premier CD ». Alexandra Lange note que si l’architecture était bien au coeur de l’histoire des malls, les anecdotes personnelles qu’on lui rapportait « mettaient en évidence tous les autres récits à explorer pour brosser un tableau complet. » Urbanisme, flirt, identité, maturité, étendue d’asphalte... « Il y avait là des centaines des constructions, liés à la vie quotidienne et aux habitants, des bâtiments (…) que l’histoire du design avait mises de côté pendant des décennies. » Et puis on lui a dit « ah, tu écris sur les centres commerciaux désaffectés ». Alexandra Lange se retient de « danser sur la tombe des malls » ce qui reviendrait « à les traiter comme des objets de consommation jetables, négliger le besoin humain élémentaire auquel ils répondent ». Cependant, les liens qu’elle ne cesse d’établir entre les malls et la contreculture américaine, la lumière qu’elle jette sur notre fascination pour leurs ruines et leur pouvoir d’attraction zombie nous rappelle l’ambiguïté de ces espaces.Exorciser les glaciersAndrew TolandHéritiers d’une culture qui a éradiqué toutes les formes de savoirs pré-capitalistes, nous sommes des « ensorcelés qui ne croient plus en la sorcellerie », laissés démunis face « au système sorcier » du capitalisme. Pour s’obliger à penser, il faudrait formuler autrement les problèmes, lutter à partir du milieu où ils se posent, faire exister à l’intérieur le « cri » d’un monde qui demande que l’on apprenne comment le rejoindre. Le droit peut-il participer de ce désenvoûtement ? En nous remémorant l’époque où les autres-qu’humains partageaient le même royaume et les mêmes sentences que les humains et surtout en nous rappelant qu’ils n’ont jamais cessé d’être considérés comme sujets de droit malgré les tentatives modernes pour éradiquer et discréditer toutes formes de vie immanentes, Andrew Toland parvient à formuler autrement la question de l’agentivité des entités non-humaines. La question n’est finalement pas tant de savoir quel est le statut donné à la « nature » que de reconstruire un « sujet » de droit reposant sur l’habitation d’un lieu ou l’habilité, pour reprendre les termes de Donna J. Haraway, à répondre des liens tissés collectivement dans ce lieu.GeophiliaGalaad Van DaeleQue l’amour de la géosphère soit fatalement abusif, peut-être brutal, conformément à notre passion pour l’extraction des roches et des minerais, ou à notre fétichisation de la planète, est curieusement désamorcé par la sensibilité postporn de Galaad Van Daele. Sa relation avec la Grotta Grande à Florence, ici décrite, est absolument libidinale, elle concerne la sexualité au sens large, incluant génitalité et amour, mais on ne sait pas vraiment qui en est le sujet ou l’objet. Galaad Van Daele emprunte le terme « geophilia » au chercheur en humanités environnementales Jeffrey J. Cohen. La géophilie d’après Cohen, « c’est la géologie sans la dépassion », c’est la prise de conscience, au-delà d’une vision à dominante utilitaire, des histoires passionnelles « de naufrage, de dévastation, de dilapidation », archivées par la sédimentation de la roche. À cette approche géo-emo-historique, Galaad Van Daele confronte un objet spatial, construit et hybride : l’agencement semi-humain et semi-lithique de la Grotta Grande. Non seulement cet agencement est le résultat d’une action humaine sur la roche — pour construire la grotte, Buontalenti a fait charrier des monceaux de stalactites — mais il faut noter aussi la détermination de Galaad Van Daele à chercher le contact avec les minéraux qui la composent.Nidification bétonMilena CharbitLes nids de salanganes, espèce de martinets typique de l’Asie du Sud-Est, sont un mets particulièrement apprécié des Chinois et Chinoises. Ces derniers se vendent ainsi très chers. Tant et si bien que les lieux de nidification des salanganes ont très vite été "exploités" et que les habitants et habitantes de ces régions construisent également ce que l’on serait tenté d’appeler des fermes à salanganes.En explorant ces histoires de nidification artificielle, Milena Charbit nous invite tour à tour à nous étonner puis à nous attrister des inclinaisons humaines à vouloir inlassablement reproduire les conditions de vie non-humaine, à féliciter mais aussi à redouter l’intrusion d’une culture millénaire et gluante dans les sphères les plus fluides de la finance mondiale, à déplorer l’exploitation toujours plus intense du vivant tout en se laissant surprendre par la capacité — rassurante — d’adaptation et de résilience des salanganes.
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